Violences faîtes aux femmes en milieu scolaire

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Résumé La Miprof et la DEPP s’associent pour publier une
Lettre thématique commune sur les violences sexistes et sexuelles en milieu
scolaire. Les données de cette publication sont intégralement issues des
enquêtes nationales de climat scolaire et de victimation réalisées par le
service statistique de l’Éducation nationale et des remontées d’incidents
graves dans les établissements du premier et du second degrés. Je remercie
donc les équipes de la DEPP pour leur confiance, leur engagement et la
qualité de leurs travaux.
L’analyse de ces données illustre clairement que, dans le cadre scolaire, les filles et les femmes, élèves et
professionnelles sont, comme dans le reste de la société, davantage victimes des violences sexistes et sexuelles
que les garçons et les hommes. Les agresseurs sont, quant à eux, des garçons et des hommes dans la majorité
des cas.
Bien que le caractère genré de ces violences soit peu marqué dans le premier degré, l’adolescence est un point
de bascule. Au collège et au lycée, les violences à caractère sexiste représentent une violence sur six commise
envers une fille ou une femme contre une sur cent pour les garçons et les hommes victimes.
Les stéréotypes sociaux hétéronormés ne s’arrêtent pas à la porte des établissements scolaires. Les violences
sexuelles non plus. Si une fille de CM1-CM2 sur dix est victime d’au moins une « embrassade » forcée dans son
école, on dénombre une collégienne sur sept et une lycéenne sur cinq victimes de violences sexuelles dans
leur établissement sur une année scolaire.
Il n’est donc pas étonnant que la scolarité des élèves soit impactée par les violences. Au-delà de leurs
conséquences physiques et psychologiques, les collégiennes ont été deux fois plus nombreuses que les
collégiens à s’être absentées de leur établissement par peur, au moins une fois durant l’année scolaire.
Au-delà des manifestations du sexisme et des violences sexuelles, les normes de genre sont aussi à l’origine de
violences anti-LGBTQIA+ au sein des établissements scolaires, notamment verbales, commises à l’encontre
d’élèves comme de professionnel·le·s.
Dans la continuité des alertes récurrentes formulées par les associations spécialisées sur les diffusions non
consenties de contenus sexuels, 4 % des collégiens et collégiennes disent avoir subi des visionnages contre leur
gré d'images ou de vidéos à caractère sexuel en 2022. Cela représenterait plus de 130 000 adolescentes et
adolescents soumis à des contenus qui, au-delà de leur impact traumatique, contribuent à aggraver les
représentations favorisant de fait les violences sexistes et sexuelles.
Quelle que soit leur forme, quand les violences se déroulent dans le contexte scolaire, les prendre en compte
et intervenir n’est pas une option mais une nécessité. Plus généralement, prévenir les violences fait partie
intégrante de l’éducation pour aider les enfants à se construire et bâtir des relations saines, basées sur le
respect et le consentement mutuel.
Auteur MIPROF/DEPP
Thématiques
  • Egalité et Genre
Fichier : Lettre_26_de_l039Observatoire_national_des_violences_faites_aux_femmes_milieu_scolaire_V20260127.pdf Télécharger