8 établissements ont été sélectionnés et les jeunes (2 par établissement) ont présenté leurs plaidoiries le 20 mars au CERCIL, Musée-Mémorial des enfants du Vel d'Hiv, à Orléans, devant un jury présidé par Lilian Thuram et Pascal Blanchard.

« Pour une éducation à la paix », LEGTA d’Ondes (Occitanie)
« La voix des victimes », Lycée Clair Foyer de Caussade (Occitanie)
« Apprendre de notre histoire pour construire notre avenir commun », Agricampus des Hautes Alpes (PACA)
« Anatomie des racismes », Lycée François Rabelais de St-Chély (Occitanie)
« Dites-nous, Max », Lycée du végétal de Beaune La Rolande (Centre-Val-de-Loire)
« Vivre en France, vivre ensemble », Lycée Le Gros Chêne de Pontivy (Bretagne)
« A la manière de Valladolid », Lycée agricole d’Auxerre La Brosse (Bourgogne-Franche-Comté)


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Retrouvez ici les textes des Plaidoiries



Témoignages des lauréats:

Lycée François Rabelais de St-Chély d'Apcher, (Occitanie)

  • Dans le prolongement du travail mené sur la lutte contre le racisme, la classe de CAP palefrenier soigneur a participé au concours national de plaidoirie du ministère de l’Agriculture en 2024. Grâce à leur engagement et à la qualité de leur prestation, les élèves ont obtenu la deuxième place nationale, récompensée par une dotation de 2000 €. Cette somme a été utilisée pour financer un voyage pédagogique visant à renforcer les apprentissages citoyens, culturels et artistiques initiés durant l’année scolaire.

  • Le festival Visa pour l’image à Perpignan
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    Le voyage a débuté par une immersion dans le photojournalisme au cœur du festival Visa pour l’image à Perpignan. À travers des expositions poignantes, les élèves ont découvert des reportages traitant de la guerre, des injustices sociales, des migrations ou encore des atteintes aux droits humains. Ils ont été particulièrement touchés par la force des images et la diversité des témoignages. Ces visites ont suscité des discussions riches, parfois bouleversantes, qui ont renforcé leur compréhension des réalités contemporaines.
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    Le Musée Salvador Dalí à Figueres (Espagne)
  • Le lendemain, les élèves ont traversé la frontière pour découvrir l’univers singulier de Salvador Dalí au musée de Figueres. Cette expérience a permis aux élèves de s’ouvrir à une autre forme d’expression artistique, plus symbolique et abstraite. Ils ont été à la fois intrigués et amusés et par les œuvres de Dalí .
Le Mémorial du camp de Rivesaltes
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    Les élèves ont terminé le séjour par un moment fort au Mémorial du camp de Rivesaltes. À travers des documents d’archives, des témoignages et des installations, ils ont découvert l’histoire de ce lieu, marqué par l’internement successif de républicains espagnols, de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de harkis à l’indépendance de l’Algérie. Cette visite a permis de faire le lien direct avec les discriminations et les déplacements forcés, thématiques centrales de notre projet.
  • Ce voyage a été une expérience pédagogique, culturelle et humaine très forte. Les élèves ont su faire preuve d’une grande curiosité et d’une réelle maturité face à des sujets sensibles. Il a renforcé la cohésion du groupe, ouvert les esprits, et donné du sens aux apprentissages menés en classe. Ce projet montre combien l’éducation socioculturelle, articulée à des actions concrètes, peut être un formidable levier d’engagement citoyen et d’émancipation pour les jeunes.
    • Charly Vurpillot, enseignant d’ESC– Lycée agricole F.Rabelais St Chély d’Apcher
  • Agricampus des Hautes Alpes (PACA):

  • La classe de Première SAPAT de l’Agricampus des Hautes Alpes a été engagée dans le concours de Plaidoiries par leur professeure de français, Anne Catherine Desbois : « notre établissement est situé dans une région où le racisme est palpable avec l’arrivée de migrants par l’Italie. Le concours de plaidoiries nous a permis de travailler ce thème de façon pluridisciplinaire ».
  • Tout au long de l’année, travaux de documentation et de recherche ont nourri la rédaction de textes écrits à plusieurs mains par les élèves Ana et Fanny ont été désignées par leur camarades pour représenter la classe et lors de la prestation orale finale..Et la plaidoirie des jeunes filles, engagée et émouvante, a remporté le premier prix. Elle fait allusion à l’histoire personnelle d’Ana qui croit qu’« on peut changer les choses quand on commence par soi-même ».
Ce discours poignant est une prise de parole engagée et personnelle contre le racisme, qui mêle témoignage intime, réflexion citoyenne et appel à l’action collective. À travers des exemples vécus dès l’enfance par Ana, elle met en lumière la violence insidieuse du racisme quotidien, mais aussi ses racines historiques profondes : de l’esclavage à la colonisation, en passant par les génocides.
Le texte ne se contente pas de dénoncer. Il interroge, Il interpelle, il propose. Convaincues que l’éducation et la sensibilisation sont les clés du changement, Ana et Fanny invitent les auditeurs à se mobiliser, à rompre le silence complice, et à défendre la diversité comme une richesse.
Inspirées par les paroles de figures comme Nelson Mandela ou Angela Davis, elles incarnent la voix d’une jeunesse lucide, combative et porteuse d’espoir. Le message est clair : « Le racisme ne doit plus être toléré. Il doit être combattu. Ensemble. »

Noa raconte : « Je pensais que le racisme était quelque chose de dépassé, l’histoire d’Ana m’a touché par sa proximité. »
« Cette expérience a fait mûrir la classe, elle a instauré une atmosphère de bienveillance, estime la professeure de français. Et les jeunes ont compris le pouvoir des mots. »
Retrouvez l’interview d’Ana , Noa et Anne-Catherine Desbois leur professeure, qui relatent leur expérience et ce que ce travail a permis pour l’ensemble des jeunes qui y ont participé.