Prévenir les violences sexistes et sexuelles en milieu professionnel
Les politiques éducatives en faveur de l’égalité, de la diversité et de la lutte contre les discriminations figurent parmi les priorités de l’enseignement agricole.
La feuille de route Egalité Filles-Garçons publiée en mai 2026 en lien avec le Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture , accorde une importance majeure à la poursuite du travail de lutte contre les stéréotypes de genre, et sur toutes les formes de discriminations sexistes et/ou liées au genre (lutte contre les violences sexistes et sexuelles, LGBT phobies…), dans et hors la classe.
- L’exposition des jeunes – et particulièrement des jeunes filles – aux violences sexistes et sexuelles est aujourd’hui largement documentée.
-1 violence commise envers une fille ou une femme dans le second degré sur 6 est une violence à caractère sexiste, contre 1 sur 100 pour les garçons et les hommes victimes
-19 % des lycéennes sont victimes d’au moins une violence sexuelle dans leur lycée (Enquêtes nationales de climat scolaire et de victimation auprès des élèves – DEPP)
-56% des victimes de violences sexuelles dans le second degré sont des filles et des femmes
-85 % des victimes de violences à caractère sexiste dans le second degré sont des filles et des femmes. (Le Système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire (Sivis – DEPP).)
-La très grande majorité des victimes enregistrées pour violences sexuelles hors cadre familial sont des femmes (85 %) alors qu’elles ne représentent que 52 % de la population en France ; et plus de la moitié sont mineures. (SSMSI, bases statistiques des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie de 2016 à 2023.)
-19 % des lycéennes sont victimes d’au moins une violence sexuelle dans leur lycée (Enquêtes nationales de climat scolaire et de victimation auprès des élèves – DEPP)
-56% des victimes de violences sexuelles dans le second degré sont des filles et des femmes
-85 % des victimes de violences à caractère sexiste dans le second degré sont des filles et des femmes. (Le Système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire (Sivis – DEPP).)
-La très grande majorité des victimes enregistrées pour violences sexuelles hors cadre familial sont des femmes (85 %) alors qu’elles ne représentent que 52 % de la population en France ; et plus de la moitié sont mineures. (SSMSI, bases statistiques des victimes de crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie de 2016 à 2023.)
- Ces violences peuvent avoir lieu dans le cadre des études mais aussi dans le cadre d’une alternance ou lors de stages entrepris par les jeunes. Elles ont des impacts multiples sur leur santé ainsi que sur leur réussite, leur parcours scolaire et leur insertion professionnelle. Elles provoquent en effet chez les victimes des troubles extrêmement graves et profonds tant sur le plan physique que psychologique et parfois neurobiologique :
-Troubles psycho traumatiques : conduites d’évitement de lieux, de personnes, d’activités qui rappellent l’agression ou l’agresseur, cauchemars, hyperactivité, irritabilité, signes de souffrance physique sans cause organique, état de dissociation cognitive, corporelle et émotionnelle.(CIVISE, 2022)
-Sur le plan physique: trouble de la croissance, maladies chroniques et cardio-vasculaires, plus grande probabilité de fumer, de consommer de l’alcool et des drogues et d’avoir des comportements sexuels à risques. (OMS,2012)
-Sur le plan émotionnel et de santé mentale: symptôme de stress post-traumatique, d’anxiété, de dépression, idéations suicidaires, automutilation.(Conséquences de la violence sexuelle,-Marie Vincent-)
-Sur leur parcours scolaire: échec, absentéisme, difficulté d’apprentissage, de mémorisation, abandon.
-Sur leur insertion professionnelle: difficulté relationnelle, peur du rejet ou rejet des autres,isolement social, manque de confiance en l’autre, trouble de l’attachement.(Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport)
-Sur le plan physique: trouble de la croissance, maladies chroniques et cardio-vasculaires, plus grande probabilité de fumer, de consommer de l’alcool et des drogues et d’avoir des comportements sexuels à risques. (OMS,2012)
-Sur le plan émotionnel et de santé mentale: symptôme de stress post-traumatique, d’anxiété, de dépression, idéations suicidaires, automutilation.(Conséquences de la violence sexuelle,-Marie Vincent-)
-Sur leur parcours scolaire: échec, absentéisme, difficulté d’apprentissage, de mémorisation, abandon.
-Sur leur insertion professionnelle: difficulté relationnelle, peur du rejet ou rejet des autres,isolement social, manque de confiance en l’autre, trouble de l’attachement.(Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport)
- Les établissements d’enseignement doivent donc être pleinement mobilisés pour prévenir et lutter contre ces violences.
- Les jeunes en formation professionnelle sont exposé·es à de nombreux facteurs aggravant le risque de survenue de violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) : leur âge, mais également la précarité de leur statut d’emploi, la non-mixité des équipes dans les secteurs professionnels concernés ou encore les possibilités fréquentes d’être en contact avec du public extérieur à l’entreprise.
- Par ailleurs, leur possible méconnaissance du code de travail et de ses applications concrètes les rend encore davantage vulnérables et peut conduire à de lourdes conséquences sur la suite de leur insertion professionnelle.
- Cette Lettre du Réseau Egalité Diversité Lutte contre les Violences et Discriminations propose donc de :
- - comprendre ce que recouvrent les violences sexistes et sexuelles, notamment dans le milieu professionnel
- -de rappeler le cadre légal en la matière
- -un outil vidéo pour mener une séance de sensibilisation avant le départ des jeunes en entreprises
- -des ressources pour aller plus lon sur l’éducation à l’égalité, la lutte contre les violences liées au genre
